Des leaders pour la paix

La guerre a-t-elle jamais cessé ? Les roquettes n’ont jamais totalement disparu, visant clairement des civils, le mur a continué de s’étendre en empiétant sur des terres cultivées, Gaza n’a guère connu autre chose que l’état de siège, les tunnels se sont multipliés pour éviter l’étouffement ou pour acheminer des armes… Une trêve, rien de plus, et encore !

Cette « trêve » vient de prendre fin, officiellement le 19 décembre, très concrètement le 27, et Gaza connaît de cruels bombardements pendant que les roquettes continuent de tomber. La guerre est aux portes de Jérusalem, et elle risque bien de s’y étendre. Chacun  s’en renvoie la responsabilité : il en va ici comme des querelles de couples, impossible de savoir qui a commencé et quelle est la part de chacun. Comme chrétien, étranger sur cette terre, je ne peux que compatir, au sens le plus fort de ce mot, au sort des uns et des autres.

Est-ce parce que c’est Noël, je veux croire pour ma part que la paix viendra un jour ! Mais il faudra pour cela des « leaders » exceptionnels, d’un côté comme de l’autre. Des leaders qui accepteront de ne plus mettre en cause qu’eux-mêmes ; des leaders qui ne suivront plus tel ou tel courant, mais qui marcheront en tête,  qui pourront et devront faire accepter par leurs populations  d’inévitables et importantes concessions. Les guerres, grandes ou petites, ne se terminent que lorsqu’il y a des personnalités assez fortes pour dire « c’est fini », et pour le faire admettre de ceux qui les ont accueillis ou portés à leur tête.

Un ami me disait hier, un peu cyniquement :  « oui, mais les guerres peuvent être l’occasion pour des leaders de se révéler ». C’est vrai, mais je prie que le Seigneur leur permette de se révéler aussi en temps de paix.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.