Journal de voyage à Manille

Lundi 11 – Mardi 12 Février 2013

Près de vingt heures de voyage porte à porte (Lille-Manille), en passant par le gigantesque aéroport de Hongkong. C’est long et fatigant bien sûr, pour les voyageurs de la classe économique comme moi… Je n’ai rien vu de la Chine, sauf la côte en arrivant, et cet aéroport où la langue anglaise côtoie à tout moment la langue chinoise. Il n’y a peut-être rien qui ressemble plus à un grand aéroport moderne qu’un autre grand aéroport moderne : S’il n’y avait pas les visages autour de moi, je pourrais facilement penser me trouver dans une dizaine d’autres endroits dans le monde. Se pourrait-il qu’un architecte décide un jour de créer un aéroport en Orient qui ressemble à une pagode ?.

J’arrive dans la soirée de mardi à Manille. Temps moite, un peu moins de 30° : c’est ce qui est prévu pour tout le séjour.

Mercredi 13 – Jeudi 14 février

Mercredi m’est annoncé comme jour de repos : des fatigues du voyage certes, mais pas du décalage horaire (7h) pour lequel il va me falloir beaucoup plus de temps… Ce mercredi est le mercredi des Cendres, et là, premier choc : les frères dominicains du couvent Santo Domingo (Quezon City) célèbrent 12 messes les dimanches et jours de fête comme celui-ci. Sachant que l’église est pleine, et souvent déborde, et qu’elle contient un peu plus de 2000 places assises (oui, vous avez bien lu), ce sont donc 25000 personnes qui doivent défiler dans ces occasions. Avec une moyenne d’âge sans doute inférieure à 20 ans : beaucoup de collégiens, par exemple ceux du très voisin Angelicum (qui est aussi le nom de notre faculté de théologie à Rome). Précisons pour terminer que le champ d’action de cette église, paroissiale, s’étendrait sur… 300.000 personnes !

Angelicum à Manille
Angelicum à Manille

Jeudi, première intervention pour présenter en anglais (langue principale des Philippines, le plus souvent parlée avec un excellent accent, de bien meilleure qualité que le mien) le chantier biblique, Bible en ses traditions, aux frères étudiants en philosophie, et à certains de leurs professeurs. En y ajoutant les étudiants en théologie, il faut compter 46 frères étudiants en formation à Manille. L’auditoire de la présentation, très attentif, compte une cinquantaine de personnes.

Vendredi 15 février

Le décalage horaire étant encore très loin d’être rattrapé, j’erre dans le couvent. J’en profite pour faire des photos, qui tentent de rendre le contraste qui me frappe : d’une rue à une autre, d’un bâtiment à l’autre, d’une voiture à l’autre, ce sont deux mondes qui se côtoient et parfois s’interpénètrent. Les photos ci-dessous (cliquables pour les voir en plus grand), prises juste à l’entour du couvent, essaient de rendre compte de ce contraste :

A l'entour d'une banque
A l’entour d’une banque
Contraste
Voiture cossue, trottoir délabré
Jeepney ou taxi collectif. On pense aux tap-tap d'Haïti.
Jeepney ou taxi collectif. On pense aux tap-tap d’Haïti.

Les vendredis de Carême, et celui-ci est le premier, sont des moments où les chrétiens aiment à faire mémoire de la Passion de Jésus. Les frères étudiants du couvent Santo Domingo offrent à leurs amis et fidèles un chemin de croix, sur le parking qui entoure l’église, le lond d’une avenue très passante et fort bruyante : il est bien sûr haut en couleur, comme en témoignent les photos ci-dessous :

Procession chemin de croix 4
Procession chemin de croix 4
Procession chemin de croix 2
Procession chemin de croix 2

 

 

 

 

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