Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit

Mes frères, chers amis en ligne, vous l’aurez sans doute noté à l’écoute de la lettre de Pierre comme de l’évangile de Jean, les termes de la famille « gloire » surabondent aujourd’hui : j’en ai compté 8. Comment donc pourrais-je vous parler d’autre chose ce matin que de la gloire de Dieu ?

Le premier point à souligner est que la vraie gloire, celle que Jésus appelle sur lui, n’appartient qu’à Dieu : « Père, glorifie ton fils ». La gloire de Dieu, dont il est déjà souvent question dans l’Ancien Testament, est un autre nom de son amour, de sa lumière, de son être. Même si elle est partagée au sein de la Trinité, Jésus ne la demande pour lui que pour « rendre gloire à Dieu ». Comme nous le faisons et le disons si souvent à la fin du chant d’un psaume.

Dès lors, toute gloire humaine, celle dont se prévalent certains monarques ou tyrans, celle qui brille n’est que contrefaçon : on peut apprécier la figure de Louis XIV sans devoir le confesser comme Roi-Soleil. Il faut même retourner la prétention : la vraie gloire de Dieu se manifeste dans le monde chez les personnes les plus humbles, les plus oubliées, les plus mal vues parfois. L’exemple-type en est justement Jésus lui-même qui n’a pas considéré comme une proie à saisir d’être l’égal de Dieu, mais s’est anéanti en prenant condition humaine et en mourant sur la croix.

D’où les Béatitudes qui renversent complètement l’ordre des choses humaines, et dont nous avons un exemple dans la lettre de Pierre : « Si l’on vous insulte pour le nom du Christ, heureux êtes-vous, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous ».

Mes frères, chers amis, réjouissons-nous à l’approche de la Pentecôte parce que cette gloire dont Jésus parle et qu’il s’agit de rendre à Dieu, elle va nous être partagée lors de la Pentecôte par l’Esprit-Saint qui nous sera donné. Mais sachons-le, il nous conduira peut-être là où nous ne voudrions pas aller, parce que c’est là que se trouve la vraie gloire sur notre terre, là où l’on ne pense pas toujours la trouver : au pied de la croix du Christ.

Prédication du 24 mai
Textes : 1 P 4,13-16 et Jn 17,1b-11a

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