Le 13 novembre 2015 à Paris…

Marianne en pleurs
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Introduction de la messe du 14 novembre

Frères et sœurs, quand la barbarie se donne libre cours dans les attentats parisiens d’hier, les mots, même nécessaires, sont trop faibles pour traduire la douleur et la réprobation.

Aussi, alors que la France fait face aux conséquences de ces graves attentats, prenons une minute de silence pour confier au Seigneur les victimes, leur famille et notre pays.

Homélie

Textes du jour : Sagesse 18, 14-16 ; 19, 6-9 et Luc 18,1-8

Frères et sœurs, compte tenu des circonstances que nous vivons, on peut légitimement s’interroger sur certaines affirmations tirées de nos lectures de ce jour : « que tes enfants soient gardés sains et saufs », « le peuple entier protégé par ta main », ou encore « bien vite, le Seigneur fera justice à ses élus ». Oui vraiment, comment ne pas se demander « où est Dieu ? », comme le font déjà depuis des années voire des siècles, tous les persécutés, tous les morts innocents, tous nos frères et sœurs d’Irak, de Syrie, de Centrafrique, du Nigéria, et j’en passe ?

On peut toujours répondre, je le sais bien et le reconnais, « du côté des victimes », mais je doute que cela console les affligés. Je n’ai pas personnellement de bonne réponse à vous offrir, et je ne suis pas sûr qu’il en existe. Je me dis simplement deux choses :

  1. Si Dieu est du côté des victimes, immédiates ou collatérales comme on dit, et je pense ici aux exilés, aux migrants, alors il nous faut trouver tous les moyens d’être à leurs côtés, de manifester cette présence divine avec ces moyens, fussent-ils dérisoires.
  2. Et s’il y a un autre monde, ce que je crois bien sûr aussi, il n’est pas là pour nous évader de celui que nous connaissons, ou à l’inverse pour nous enfermer en lui dans le fond de notre désespoir, mais pour renforcer notre espérance, pour prier sans relâche pour que cet autre monde advienne là où nous sommes.

En d’autres termes, et plus que jamais, c’est de foi dont nous avons besoin, la foi en un Dieu Sauveur, la foi en un Dieu d’amour, la foi en un Dieu crucifié en Jésus-Christ pour ses frères en humanité. Mais « le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

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