Bonjour Gaspard, ce lundi 1er février 2025, à 18h15, nous fêtons le 8e anniversaire de ton départ pour le ciel. Pour les premières vêpres de la Présentation de Jésus au temple. Tu avais 3 ans et demi, et j’ai toujours pensé que tu avais soigneusement choisi ton jour et ton heure : cette Présentation était aussi la tienne. A la messe de ton enterrement que j’ai eue la chance de concélébrer le samedi 4 février 2017 à Versailles, tous l’ont bien compris : ils avaient un nouvel intercesseur de choix dans le ciel.
Tu as rejoint Jésus avec les bras chargés d’intentions : celles de ta famille, celles de milliers de gens qui suivaient ton histoire terrestre, racontée par tes parents Marie-Axelle et Benoît, sur la page FB « Gaspard, entre Terre et Ciel« . Celles aussi que d’autres t’ont confiées depuis, celles que je continue de t’apporter quand je me rends sur ta tombe à Rueil.
Cela fait du monde, tu dois être un peu débordé. Je ne sais pas et ne cherche pas à en savoir les fruits, mais j’ai toujours gardé confiance. Tu avais et tu as la force des personnes fragiles, celle des enfants que Jésus aime et dont il a dit : « Si vous ne redevenez comme des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux » (Matthieu 18,3).
Depuis que nous nous sommes rencontrés chez toi à Rueil trois jours avant Noël 2016, tu m’as poussé à essayer de redevenir cet enfant. En partageant successivement un peu de la vie des porteurs de trisomie 21, des « accueillis » de l’Arche de Jean Vanier, et aujourd’hui des « colocs » de la maison Lazare. Tiens, je te les confie !
Sois béni, Gaspard. Et, avec Jésus et Marie, bénis les familles, la tienne en particulier, et tous ceux qu’en ce jour nous te confions.
Fr. Hervé
P. S. J’ajoute, pour ceux qui ne la connaissent pas, et pour tous les autres, un lien vers la merveilleuse chanson de Jean-Jacques Goldman, « Puisque tu pars« . Je me la fredonne chaque 1er février.