Assomption, un chemin vers le Paradis

Frères et sœurs, je vais vous poser une question un peu crue, mais que beaucoup de nos contemporains nous posent : l’Assomption de Marie change-t-elle quelque chose à votre vie, en dehors du fait de vous valoir un jour férié ? Cette question appelle au moins deux réponses.

La première est un rappel historique et spirituel qui concerne notre pays. Cette fête du 15 août est le fruit de la consécration de la France à Marie, en 1638, à l’initiative du roi Louis XIII. Il est clair que cette consécration n’a que peu d’importance et d’effet pour la plus grande partie des français, mais pour les croyants, dont nous sommes sans doute, elle agit comme une invitation à prier spécialement Marie pour notre pays, et il en a besoin.

La deuxième réponse est d’ordre uniquement spirituel. L’Assomption marque l’entrée au ciel, corps et âme de la Vierge Marie. Ce lieu où la célèbre l’Apocalypse est celui que l’on appelle Paradis et qui était le jardin de l’homme à sa création. Selon le livre de la Genèse, l’homme s’en était éloigné par son péché, Marie, la première en chemin, le retrouve.

Vous me direz bien sûr, et avec raison, que Jésus a fait avant elle le même parcours, et que c’est avec lui, au prix du sang et pour dépasser notre péché, que se rouvre le Paradis. Marie n’y entre dès la fin de sa vie terrestre que par une grâce qu’elle tient justement de la mort et de la résurrection de Jésus, je veux parler de l’absence en elle de tout péché.

Mais une grâce du même ordre est offerte à chacun de nous. Non pas que nous soyons éternellement libres de tout péché, mais nous pouvons l’effacer par les sacrements en général, et tout spécialement celui de réconciliation. Éloigner résolument le péché qui nous colle à la terre, voilà le chemin du Paradis et de la vie, à la suite de Marie.

Tels sont, frères et sœurs, deux des enseignements et invitations de l’Assomption : prier pour notre pays d’une part, prendre le chemin du Paradis en écartant le péché d’autre part. Ce chemin, Jésus et Marie l’ont ouvert et balisé pour chacun de nous, alors n’hésitons pas, prenons-le !

Textes : Apocalypse 11, 19a ; 12, 1-6a.10ab ; 1 Corinthiens 15, 20-27a ; L9uc 1, 39-56

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