Défaut d’assurance

Combien sont-ils autour de nous à souffrir d’un « défaut d’assurance » ? Non pas au sens où le dénoncent parfois des gendarmes à des conducteurs « négligents », mais au sens d’une dimension que les pénitents avouent souvent au confesseur que je suis de temps à autre. Bien sûr, il ne s’agit en rien d’un péché, mais d’une réalité humaine, qui vient pourtant entraver l’élan d’une vie, qui fait hésiter sur la direction à prendre, et se retrouve parfois dans le péché.

Cette assurance, nombre d’êtres humains pensent la trouver dans leurs qualités personnelles, dans leurs efforts, dans leurs réalisations. Et bien sûr, elle existe et se dit là aussi, chez certains plus que chez d’autres. Mais la vérité est qu’à ne compter que sur soi, on touche à un moment ou à un autre ses limites. Il n’est de véritable assurance que celle que Dieu offre. Ce n’est pas un hasard si la Bible parle de Dieu comme d’un rocher (Deutéronome 32,4), sur lequel il convient de bâtir (Matthieu 7,24s), ou encore d’une source intarissable (Psaume 36,10), sans limites.

Comment cette assurance s’offre-t-elle à l’homme ? Dans l’Ancien Testament, sous la forme d’une assurance donnée dans la foi : « je suis avec toi« . Ainsi de la vocation de Jérémie :
« Ah! Seigneur Dieu, vraiment, je ne sais pas parler, car je suis un enfant! »
7 Mais le Seigneur répondit : Ne dis pas: « Je suis un enfant! » car vers tous ceux à qui je t’enverrai, tu iras, et tout ce que je t’ordonnerai, tu le diras. 8 N’aie aucune crainte en leur présence car je suis avec toi pour te délivrer
 » (Jérémie 1,6-7)
ou encore l’encouragement adressé au serviteur dans le livre d’Isaïe :
« Tu es mon serviteur, je t’ai choisi, je ne t’ai pas rejeté. » 10 Ne crains pas car je suis avec toi, ne te laisse pas émouvoir car je suis ton Dieu ; je t’ai fortifié et je t’ai aidé, je t’ai soutenu de ma droite justicière. (40,9-10).

Dans le Nouveau Testament, le don de l’Esprit est la forme la plus classique du « je suis avec toi« . C’est donc l’Esprit qui fonde l’assurance du disciple, comme en témoigne parmi beaucoup d’autres ce verset de la lettre aux Romains :
« 15 Aussi bien n’avez-vous pas reçu un esprit d’esclaves pour retomber dans la crainte; vous avez reçu un esprit de fils adoptifs qui nous fait nous écrier: Abba! Père ! 16 L’Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu. » (Romains 8,15-16)

Non, la véritable assurance de vient pas de nous, elle est un don de Dieu dans l’Esprit. Avec elle, il est alors possible de dire comme Paul dans sa lettre aux Philippiens :
« Je puis tout en Celui qui me rend fort. » (4,13)

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